A partir de l’analyse d’une situation signalée par un professionnel, le patient lui-même ou son entourage, l’Assistante Sociale du Réseau, Carole BERNARD,  intervient dans l’accompagnement social et vous aide à mettre en œuvre les actions susceptibles de prévenir les difficultés en lien avec la maladie.

noteLe Billet de Carole !

Vous trouverez ci-dessous des documents reprenant en quelques lignes des thématiques sociales importantes.

retour emploi

Billet n° 2 : « Au boulot ! » – Le retour au travail

Les motivations pour reprendre une activité professionnelle après un cancer sont souvent multiples : des raisons financières, le souhait d’un retour à une vie normale, la victoire sur la maladie, le désir d’un contact avec l’extérieur. Pour votre entourage, le retour à l’emploi symbolise souvent la fin de la maladie. L’arrêt maladie est une parenthèse dans votre vie qu’il faut savoir bien refermer et dans ce cas, la reprise du travail doit être bien préparée. A qui en parler ? Votre médecin traitant ou votre Oncologue connaissent votre maladie et vous indiqueront le moment opportun pour envisager un retour au travail. L’assistante sociale (du Réseau, du service social de votre Assurance Maladie, de votre service de santé au travail ou de l’entreprise).peut vous informer sur vos droits, vous conseiller dans les différentes démarches à mettre en œuvre pour reprendre le travail ainsi que sur les aides dont vous pourrez bénéficier que vous soyez salarié, à la recherche d’un emploi ou travailleur indépendant. Le rôle du médecin du travail, dans ce contexte précis du retour au travail, est d’évaluer votre état de santé et les contraintes de votre poste. Il pourra établir des recommandations pour votre retour (par exemple, une contre-indication au port de charges, au travail de nuit…etc.). D’autres interlocuteurs interviennent dans le processus de retour au travail (médecins Conseils de l’Assurance Maladie, Maison départementale des personnes handicapées,… etc.) sans oublier votre employeur qui pourra, par exemple, adapter le poste de travail ou en rechercher un autre correspondant à votre état de santé, selon les recommandations du médecin du travail. Il existe un certain nombre de dispositifs visant à vous soutenir. Leur obtention est soumise à condition, il est impossible d’en faire une liste exhaustive. Citons ici 2 exemples d’aides au retour au travail.

  • Le temps partiel thérapeutique

Il s’agit globalement d’un arrêt de travail à temps partiel permettant un retour progressif au travail, généralement à 50 % au début, puis augmenté progressivement. Il est prescrit par le médecin traitant ou l’Oncologue et accordé par le médecin conseil de l’Assurance Maladie pour les salariés du secteur privé ou une commission médicale pour les salariés du secteur public. Il est ensuite soumis à l’accord du médecin du travail et de l’employeur. L’Assurance Maladie continue à vous verser les indemnités journalières. L’employeur verse la partie du salaire correspondant au temps travaillé. L’ensemble permet généralement de retrouver l’équivalent d’un salaire complet.

  • La Reconnaissance en Qualité́ de Travailleur Handicapé (RQTH)

Lorsqu’un patient rencontre des difficultés dans son poste de travail du fait de son état de santé, une reconnaissance en qualité́ de travailleur handicapé peut être envisagée. Un dossier complété́ par le médecin traitant ou l’Oncologue et vous-même doit être adressé à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (ou à la Maison Départementale de l’Autonomie pour les patients morbihannais) qui, après étude du dossier, reconnaitra le statut de travailleur handicapé pour une durée déterminée. Cette reconnaissance a plusieurs intérêts : elle vous permet de bénéficier de l’accompagnement de certains organismes spécialisés dans le maintien ou retour à l’emploi des personnes en situation de handicap (SAMETH, Cap emploi,…etc). Vous n’avez pas l’obligation d’informer votre employeur de cette RQTH. Si un aménagement de poste est nécessaire, l’entreprise peut bénéficier d’aides pour cet aménagement. Si un changement de poste est nécessaire, le salarié peut bénéficier d’aides (aides pour le bilan de compétence, pour une éventuelle formation…). Pour rappel, les entreprises comprenant au moins 20 salariés ont une obligation d’emploi de 6 % de travailleurs en situation de handicap.   Le retour à l’emploi est un moment important qu’il ne faut pas négliger ! Si cela est possible, gardez contact avec vos collègues, continuez à prendre des nouvelles de votre entreprise (les projets de la société, les difficultés….), vous serez ainsi plus vite «  dans le bain » au moment de votre reprise !  

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img-pdfDocuments

à votre disposition

Billet n° 1 – La réversion de retraite de base

Retrouvez d’autres informations sur le site internet de l’Institut National du Cancer.

Affection longue durée et Franchises

Quels soins sont concernés par l’ALD ? Qui peut en bénéficier ? Les réponses vous sont données dans la fiche pratique ci-après. De même, vous trouverez le récapitulatif des franchises appliquées pour les soins dont vous bénéficiez.

img-pdfDocuments à votre disposition > Fiche pratique ALD > Franchises

ALD : simplification de la procédure d'admission et renouvellement

Décret n°2016-1362 du 12/10/2016 – JO du 14/10/2016 La procédure d’admission au régime des ALD (affections de longue durée) est simplifiée depuis le 15 octobre 2016 par : – un allègement des procédures, et notamment, l’établissement du protocole de soins par le médecin traitant exclusivement et la suppression de la signature de ce protocole par le patient – l’accélération de la reconnaissance de l’ALD, limitant à deux semaines le délai de traitement de la demande par le service du contrôle médical, délai au-delà duquel l’avis est réputé favorable.

Droit des patients

Les dispositions de la loi du 4 mars 2002 relatives à l’information du patient font apparaître deux séries de dispositions relatives à l’information : les premières consacrent un droit général du patient à être informé sur son état de santé ; les secondes définissent les conditions d’accès à l’information médicale, notamment par le biais du dossier médical. Mais les interactions entre les deux approches sont inéluctables.

img-pdfDocuments à votre disposition > Fiche pratique « Droits des Patients » > Les droits du patient dans la loi du 4 mars 2002 (Fédération Hospitalière de France)

Logement : prise en compte du patrimoine dans le calcul de l'APL

Décret n°2016-1385 du 12/10/2016 – JO du 16/10/2016 Pour le calcul du droit aux aides au logement, la valeur du patrimoine mobilier financier et la valeur estimée de l’en-semble du patrimoine immobilier, à l’exception de la résidence principale et des biens à usage professionnel, sont pris en compte au-delà d’un seuil de 30 000€. Lorsque la valeur du patrimoine est supérieure à cette somme, seul sera pris en compte le patrimoine n’ayant pas produit de revenus retenus pour l’établissement de l’impôt sur le revenu. Il en sera ainsi des intérêts produits par les sommes placées sur des livrets d’épargne réglementée (Livret A, LDD, LEP). Ce patrimoine est considéré comme procurant un revenu annuel égal à : 50% de la valeur locative s’il s’agit d’immeubles bâtis ; 80% de cette valeur s’il s’agit de terrains non bâtis ; 3% du montant des capitaux. Ces dispositions s’appliquent aux APL servies à compter du 1er octobre 2016.        

Démarches sociales et cancer

Les structures de soins en cancérologie. Le dossier médical. Les services administratifs. La prise en charge des soins. Arrêt de travail et reprise. Les aides à domicile. Le soutien psychologique. L’accès à un prêt bancaire… Télécharger le guide « Démarches sociales et cancer (2004) » (PDF – 619 Ko).

img-pdfDocuments à votre disposition > Démarches sociales et cancer > Aide ménagère pour personnes âgées > Aide à l’acquisition d’une Complémentaire Santé

Congés de proche aidant

Loi n°2016-1088 du 08/08/2016, art.9 – JO du 09/08/2016 Avec la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement (cf. Brèves Décembre 2015), la notion de proche aidant a été définie. La nouvelle loi relative au travail introduit cette notion dans le code du travail en transformant le congé de soutien familial en congé de proche aidant s’adressant ainsi également aux salariés dont l’un des proches, sans avoir à justifier d’un lien familial, présente un handicap ou une perte d’autonomie d’une particulière gravité. La condition pour en bénéficier a par ailleurs été assouplie puisqu’il ne faut plus désormais justifier que d’une année d’ancienneté dans l’entreprise, contre deux précédemment. D’autres précisions relatives aux modalités d’application de cette mesure sont encore en attente.